Pour symboliser le "pire du petit écran", les organisateurs des "Gérard" de la télévision, les anti "7 d'Or", n'ont rien trouvé de mieux que de choisir comme trophée un parpaing doré.
Ce n'est pas franchement une bonne nouvelle pour les industriels du béton car dans le même temps, notre bon vieux parpaing de béton, par ailleurs symbole d'un des secteurs les plus dynamiques de l'économie, tente de se refaire une image grâce à une vaste campagne de publicité de Blocalians… qui passe aussi par la télé.
Alors le parpaing symbole du "pire" ou le bloc béton, matériau d'avenir ? Rappelons tout de même qu'il est le produit le plus utilisé pour la construction des murs de maçonnerie - 7 murs en maçonnerie sur 10 – et qu'il représente un chiffre d'affaires de 400 millions d'euros.
Et ces "Gérard de la télévision" alors ? Ce sont surtout les chaînes du service public qui ont été éreintés par ce premier palmarès potache. Avec 8 prix, France 2 se distingue notamment pour la plus mauvaise émission de la rentrée ("L'Arène de France"), la plus mauvaise émission humoristique ("Samantha"), la plus mauvaise série allemande ("Rex, chien flic"), le pire animateur (Stewy Boulay) et la plus mauvaise émission "poussant au suicide" (Le Tour de France).
Pour sa part, TF1 décroche 5 trophées : pire bide ou accident industriel ("Starting Over"), plus mauvais "présentateur blanc de journal télévisé" (Jean-Pierre Pernaut), plus mauvais téléfilm ("Le maître du Zodiaque") et pires animateurs "tête-à-claques" (Alexia Laroche-Joubert, productrice et directrice de la Star Academy, et l'écrivain Florian Zeller, chroniqueur dans "Vol de Nuit").
Le "Gérard de la Télévision" de la plus mauvaise chaîne est allé à Direct 8 (groupe Bolloré).
Cher Jean-Philippe,
tu semble vouloir défendre le parpaing sous prétexte qu'il représente un CA important. Le fait est que ce produit est à faible valeur ajoutée, qu'il ne suppose pas de qualifications particuliers à la pose, sa recyclabilité est très faible et qu'il n'a pas des performances thermiques et phoniques époustouflantes... pour ces seules raisons il n'est pas choquant, à mon avis, qu'il ait une image dégradée. Le problème est plus de savoir si un jour les maçons français sauront mettre en œuvre des produits avec une meilleure image et de meilleures caractéristiques techniques. A bientôt, Jan
Rédigé par : Jan Meyer | 06 décembre 2006 à 10:03
Bonjour
Pour ma part, je ferais un autre commentaire, moins "orienté brique" que le précédent... :-)
Si je m'appelais Gérard et que je vendais du parpaing, je serais plus affecté par l'utilisation dégradante de mon prénom que par celle du matériau que j'utilise pour bâtir une maison.
Et en l'occurence, le parpaing doit plus symboliser la lourdeur de l'oblet que le matériau constructif...
Rédigé par : Gabriel DEGOTT | 12 décembre 2006 à 10:50
Pauvres "Gérard", bienheureux travailleurs du bâtiment qui édifient jour après jour de belles habitations avec de lourds moellons creux.Beau travail photographique.
Rédigé par : Frédéric Amoudruz | 21 décembre 2006 à 11:14