A l'issue de leur entretien à Madrid hier jeudi 31 mai, Nicolas Sarkozy
et José Luis Zapatero, chef du gouvernement espagnol, ont affirmé leur
volonté de trouver une solution de connexion ferroviaire par les
Pyrénées centrales.
Cette traversée, qui revient régulièrement sur
le devant de la scène, est très controversée. Au point que l'Union
européenne avait décidé en juin 2002 de ne pas l'inclure dans ses
projets prioritaires. En juillet 2003, Gilles de Robien, alors ministre
des transports, avait indiqué vouloir se concentrer sur la réalisation
de la liaison Perpignan Figueras dont les travaux sont aujourd'hui en
cours. Mais la situation actuelle du fret, à la limite de la rupture,
oblige à rouvrir le dossier. "Une connexion ferroviaire par les
Pyrénées centrales permettra le transport du fret et soulagera des
pressions qui existent à l'heure actuelle. C'est un projet
indispensable pour l'Espagne" a indiqué le chef du gouvernement
espagnol.
Message reçu côté français, le président Sarkozy se
livrant à un véritable plaidoyer en faveur du ferroutage et des
autoroutes de la mer. "L'Espagne connaît une croissance forte depuis de
nombreuses années. Tant mieux, profitons-en. Ce n'est pas la peine de
dire que la France a dans ses atouts une situation géographique
centrale pour considérer que les Pyrénées doivent rester une barrière
infranchissable." Les deux hommes ont donc promis de faire de la
traversée centrale des Pyrénées un des sujets majeurs du prochain
sommet franco-espagnol en France, à l'automne prochain.
Julien Beideler
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