Le TGV a pulvérisé mardi le record du monde de vitesse sur rail, en atteignant 574,8 km/h sur la ligne à grande vitesse est-européenne.
La rame du record a atteint sa vitesse maximum à 13h14. La vitesse affichée alors sur les écrans de contrôle était de 574,7 km/h, un chiffre très vite affiné par les mesures des huissiers.
Le précédent record était vieux de 17 ans. En mai 1990, le TGV avait atteint 515,3 km/h.
Le record de vitesse d'un train reste détenu par le Maglev, train japonais expérimental à sustentation magnétique et non sur rail, qui est monté à 581 km/h en 2003.
On ne va certes pas bouder notre plaisir devant un tel exploit. Cependant, la qualité du service est au moins aussi importante que la vitesse.
C'est autant le cadencement (toutes les heures de 6 heures à 22 heures et toutes les demi-heures en heure de pointe) que la vitesse (300 km/h, souvent limitée à 270 km/h en raison de la densité du trafic) qui fait le succès du TGV Paris-Lyon.
Le vrai exploit du moment, c'est donc la convention TER Rhône-Alpes / SNCF, qui prévoit d'offrir une alternative crédible à l'automobile pour les déplacements régionaux, en cadençant les TER à l'heure, voir à la demi-heure.
Rédigé par : Alain Caraco | 14 avril 2007 à 23:17