Après le jugement du tribunal administratif de Bordeaux annulant la décision du ministère de l'Equipement de lancer ce chantier, les premières craintes se font sentir.
Pour Laurent Courbu président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Bordeaux, "un coup d'arrêt du grand contournement serait fatal" et il attend que "l'Etat fasse appel de cette décision".
"Dans une société où les groupes d'opinion ont plus d'importance que les intérêts économiques, je souhaite que nous puissions faire entendre la voix des chefs d'entreprise sur un dossier vital pour l'avenir de notre région", estime M. Courbu dans un communique.
"J'espère que cette décision ne signifie pas la remise en cause de sa réalisation et donc un coup d'arrêt à ce projet vital pour notre développement", conclut-il.
Saisi par un collectif d'associations, le tribunal a considéré que la décision du Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT) du 18 décembre 2003 de réaliser le contournement routier d'ici à 2012 avait "prématurément interrompu" le débat public qui était alors en cours.
Selon les dernières études, la nouvelle route devait relier sur une centaine de kilomètres la nationale 10 ou l'autoroute A10, au nord de Bordeaux, à l'A63, au sud, pour éviter l'asphyxie de l'agglomération et faciliter le trafic entre la péninsule ibérique et le nord de l'Europe.
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