L'enquête publique relative au projet de canal Seine-Nord Europe, menée depuis le 15 janvier dans les communes et les départements qui se trouvent sur le tracé de cette future voie de transport, s'achève jeudi 15 mars dans le consensus.
"Elle est terminée ce soir (jeudi) après avoir duré deux mois, ce qui est la durée maximale pour une enquête publique sur une infrastructure de ce genre. Ce délai était naturel compte tenu de l'ampleur du projet", a expliqué le chargé de communication de la mission Seine-Nord Europe au sein de Voies navigables de France (VNF), Pierre-Yves Biet.
Coordonnée par le préfet de la région Picardie, l'enquête visait à recevoir l'avis de tout citoyen, collectivité ou organisme concerné par le projet.
Après le dépouillement des registres laissés dans les 68 communes du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme et de l'Oise traversées par le canal, ainsi que du courrier, la commission d'enquête publique doit rendre son rapport au courant du printemps, a ajouté VNF.
"Il n'y a pas eu d'opposition réelle au canal", a toutefois déclaré Jean-Pierre Chaulet, le président de la commission, "ce qui n'était pas une surprise car l'enquête publique a été précédée d'une concertation".
Le canal Seine Nord-Europe, qui doit être mis en service en 2013, est actuellement le plus grand projet fluvial européen. Long de 106 km, il doit relier Compiègne (Oise) à Aubencheul-au-Bac, entre Douai et Cambrai (Nord). Il constitue le barreau manquant entre la Seine et le réseau fluvial de l'Europe du Nord.
Voila enfin une décision véritablement écologique, si elle est menée à fond.
En France le transport par voie d’eau ne représente pas une force électorale ou de lobbying comparable aux routiers ou au rail.
Depuis le premier empire, le « marin », qu’il soit de mer ou d’eau douce n’a pas la cote.
Un convoi fluvial poussé, un automoteur ou un fluviomaritime de 4000 tonnes transporte
environ l’équivalent de 200 camions, donc, 200 moteurs de 300 à 500 CV soit une consommation de plus ou moins 8000 litres de Gasoil à l’heure ; sans aborder l’impact sur la circulation routière.
Un grand pas pour le quart Nord-ouest de la France ; bien, bien, et le Sud ?
L’axe nord-sud Saône Rhône reste la zone oubliée depuis que certains écolos (D.Voynet) ont bloqués la liaison Rhin-Rhône, qui laisse le couloir Rhodanien et Fos sur mer en veilleuse, comme l’ouverture sur les Balkans et la Mer Noire, sans parler des débouchés sur les ports Italiens et Espagnols par les fluviomaritimes.
A quand l’Europe fluviale ?
N’oublions pas nos voisins Belges, qui encore récemment investissaient dans un magnifique et imposant ascenseur près de Charleroi, qui dessert des canaux à grand gabarit dont des excroissances sont en attente, en limite de la frontière Française et ce depuis longtemps, les Belges croyaient-ils en nous ?
C.M.
Rédigé par : MALMAISON | 28 septembre 2007 à 11:57