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Commentaires

jean-Christophe Courte

10.000 fois d'accord avec vous… Merci les freins administratifs… Ok, la présence d'un chateau par ci, les règles urbanistiques par là… Aux architectes d'être inventifs et aux décideurs administratifs d'être plus "en phase" avec le monde d'aujourd'hui…! Sans oublier les industriels de ces nouvelles technologies qui devront proposer des solutions plus intégrables à moindre coût. Bref, on en a encore pour dix ans…!

François Aumonier

Merci ! Enfin la publication d'une position sur l'usage des surfaces libres pour capter de l'énergie solaire. Depuis pas mal de temps, je dis (n'étant pas dans la profession, c'est dans le vide, bien que j'en aie parlé à quelqu'un chez EDF) qu'il faudrait réfléchir à l'usage solaire de ces larges bandes entre les voies d'autoroute qui n'ont pas en général d'ombre portée, et qui ne passent pas loin des centres de consommation.

Du coup, pas la peine de détourner des zones agricoles ou naturelles sur des hectares, on a assez d'anthropisation des milieux naturels... (Une centrale solaire occupant de l'espace naturel ne fait pas seule une politique de développement durable respectueuse de l'environnement).

Compte tenu de la surface à équiper, la production de masse ferait baisser le prix des panneaux.
Les sociétés d'autoroute ne pourraient-elle pas se convertir en producteurs d'électricité solaire ? en échange, on pourrait peut-être même baisser le prix des péages !

Rêve ou réalité possible ?

Raphaël BOBEDA

Merci! Ça fait du bien d'entendre ça.
Aujourd'hui, avec le prix de rachat élevé du kWh photovoltaïque, même les petites centrales (toitures de maisons individuelles par exemple) deviennent amortissables rapidement. Les choses bougent quand même! Même si, à la question "pourquoi ça ne va pas plus vite ?" un des éléments de réponse semble être "parce que 85% des crédits alloués à la recherche sur l'énergie vont au nucléaire".
En passant, je lance une idée : on a toujours besoins d'électricité, quelle que soit la saison. Hors, le prix de rachat de l'électricité photovoltaïque est le même toute l'année. Ce qui conduit à souvent incliner les capteurs aux alentours de 35° par rapport à l'horizontale, inclinaison optimale pour la production sur une année. Mais cette configuration conduit à surtout produire l'été, quand les jours sont longs et l'ensoleillement important. C'est-à-dire au moment où on a moins besoin d'électricité. Pour produire davantage l'hiver, il faudrait incliner les capteurs aux alentours de 60°. Un tarif modulable sur l'année, moins élevé en été et plus en hiver, donnerait plus de latitude quant à l'intégration architecturale des capteurs (façades, toitures, balcons, etc...) et permettrait de surcroît de mieux homogénéiser la production toute l'année.

Enfin, juste une remarque concernant l'usage de l'électricité : aujourd'hui, et ceci est dû en majeure partie à des techniques constructives déplorables, il y a 2 pics de demande d'électricité, un en hiver et l'autre en été. Parce que, non contents de nous chauffer à l'électricité (première aberration) aujourd'hui nous climatisons...à l'électricité aussi bien sûr. C'est pourquoi, pour que le scénario si engageant de la maison à énergie positive soit viable, il va falloir en plus d'assurer de très bonnes performances hivernales, assurer aussi la fraîcheur sans clim de nos bâtiments. Les canicules à répétition des dernières années sont là pour nous le rappeler. Et avant les systèmes actifs, il convient de privilégier la conception du bâtiment et la qualité des matériaux utilisés pour arriver à ce résultat. Les blocs clims qui fleurissent sur les façades prouvent bien que ces paramètres ne sont pas du tout pris en compte aujourd'hui. Pire : le fait de devoir isoler plus qu'autrefois (et par l'intérieur) fait que nos habitations sont moins confortables l'été. C'est donc aussi les techniques de construction qu'il va falloir adapter au changement climatique. Il vaudrait mieux anticiper que de devoir apporter une nouvelle fois une couche correctrice à nos maisons. Et je ne suis pas sûr du tout que les Passiv-Haus telles qu'elles sont conçues de l'autre côté du Rhin répondent souvent à ces exigences.

Claude Desjardins

La maison à énergie "positive" concept à la mode dans les sphères du marketing est une arnaque intellectuelle : le positif c'est le solaire thermique ou photovoltaïque, ainsi que l'éolien ou la biomasse, la récupération d'eau de pluie est quant à elle énergivore.
Tant que l'on n'aura pas résolu le problème des surchauffes d'été en stockant économiquement les excédents pour l'hiver, le solaire thermique n'est rentable que pour la production d'eau chaude sanitaire, et encore compte-tenu du fait que le noyautage actuel de ce marché exclu toute compétitivité tarifaire, qu'en sera-t-il lorsque les quelques 70% d'euros "positifs" pris sur nos impôts auront disparu des calculs d'amortissement et où apparaîtra le véritable aspect "durable" des installations ?
Le photovoltaïque fonctionne bien en toute saison, mais dans la mesure où l'on ne le rentabilise qu'en revendant le courant à EdF, il est intellectuellement honteux de l'intégrer en "positif" de la construction, il serait globalement plus "durable" de créer de grands champs plutôt que d'en atomiser le développement en petites installations hors de prix. De même pour l'éolien qui à l'heure actuellement montre ses limites de rentabilité compte-tenu des coûts de maintenance, et qui doit être repensé. La biomasse reste marginale même si des applications peuvent être valorisées.
Quant à la sur-isolation, quid des calculs d'épaisseur rentable que l'on effectuait dans les années 70?
Pour finir, cerise sur le gâteau, les maisons à énergie "positive", sont interdites de perméabilité à l'air et condamnées à la ventilation mécanique "contrôlée" double flux. Quand on connait la qualité des réglages de mise en service, la qualité des maintenances ultérieures, le nombre de sinistres dus aux condensations, le nombre d'intoxications au monoxyde de carbone, on peut se poser la question de savoir où se situe le progrès en matière de qualité de vie. Mon pessimisme, à contre courant du bien pensant politiquement correct, vient peut-être du fait que je suis depuis trop longtemps dans la thermique du bâtiment, mais je crois que dans notre bonne France, nous n'avons pas la hauteur de vue suffisante pour développer les bonnes idées qui infirmeront la pensée de notre philosophe : "nous autres civilisations savons que nous sommes mortelles"

Simone Duharnais

Sachez cela: il est énivatable que vos campagnes de rapatriage ait donné quelque chose de concluent. Je tiens également à souligner l'importance de ce que vous commencez. Lorsque la relève s'en viendra, elle saura où se diriger grâce à vous. Je crois en notre fututr que vous bâtissez!
Merci!

Jacques Dumonier

C'est génial comme truc. En tant que président officiel des décharges intellectuelles pour la déférence envers la politique, je dis que l'idée est géniale.


Merci à vous!

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  • C'est par touches successives que le tableau du développement durable est composé sur ce site. Des touches construites à partir d'un mot, mot simple inspiré de l'actualité ou de la vie de tous les jours. Ni une encyclopédie ni un traité de morale, ce blog est une invitation à donner un sens au développement durable, au jour le jour, dans les actes, et avec une conviction bien accrochée : que nous avons tous à y gagner ! Chaque lundi.

A propos de l'auteur


  • Ingénieur et démographe de formation, Dominique Bidou a acquis la conviction que pour mobiliser nos concitoyens au développement durable, il ne faut ni leur donner de leçons, ni les culpabiliser, mais leur en donner envie. Ancien directeur au ministère de l’environnement, président du Centre d’information et de documentation sur le bruit (CIDB) et président d’honneur de l’association HQE, il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le développement durable, qui reprennent notamment des éléments publiés sur ce blog, comme le dernier en date, « Le développement durable, l’intelligence du XXIe siècle » (Editions PC, novembre 2011).

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