La Cité de l’architecture (Paris) accueille jusqu’au 17 mars les créations architecturales (en papier) de cinq plasticiens designers invités.
L’événement Labrouste lui fait de l’ombre et il faut bien la chercher… C’est une toute petite exposition-atelier – une poignée d’œuvres, cinq plasticiens – nichée au bi du bout de l’immense nef de la Cité de l’architecture. Là sont offertes des architectures de papier d’une exquise délicatesse, faites de plis, de découpes, d’ajourages. Rien de mièvre ni de gnian-gnian. Ici un origami, là un savant pop-up découpé au laser : la Sagrada Familia, le Chryler Building se déploient, inouïs de précision. Ailleurs, ciseaux, colle, règle et cutter suffisent à donner forme et vie à une micro-ville sculptée ou à un collage en bas-relief de façades urbaines inspiré des détournements situationnistes autant que des futuristes.
Pli selon pli
Si Ingrid Siliakus, Béatrice Coron, Stéphanie Beck, Mathilde Nivet et Peter Callesen,
partagent le choix du matériau papier, chacun d’eux s’illustre par une
technique particulière dans l’art du pli, de la découpe, de l’assemblage et de
l’incision. Et pour mieux faire école, un atelier jeune public (8-12 ans)
permettra aux bambins, en s’inspirant des différentes techniques mises en œuvre
par leurs aînés, d’apprivoiser le papier et de créer leur « ville à
suspendre ». Une exposition à découvrir jusqu’au 17 mars, qui vaut le
détour et qui méritait donc bien… un petit papier!
Les commentaires récents