Autrefois, tout était plus simple... On appelait un chat un chat, et un train un train. C'était compter sans le génie créatif du marketing linguistique qui, à grand renfort de concaténation de phonèmes, a su envelopper d'un épais brouillard lexical la vocation même des entreprises. Exit la vigoureuse "Compagnie Générale des Eaux" ou les poétiques "Messageries Maritimes", place aux voyelles molles, aux labiales et aux dentales, aux fricatives et aux chuintantes.
D'où ces mélopées faites d'un étrange volapük qui nous bercent chaque jour et dont on ne sait plus très bien ce qu'elles recouvrent au juste : Vivolio, Aegis, Natexis, Ternova, Natixis, Provalys, Mageos, Arkema, Novartis, Lyria, Vivarte, Ineo, Thalys, Altadis, Caldeo, Nexity, Aventis, etc.
Dernier en date, Iosis, fruit de la fusion entre OTH (dont on a également oublié ce que cela pouvait bien signifier) et Séchaud Ingénierie. Un vocable emprunté à l'alchimie, semble t-il... Quoi qu'il en soit, souhaitons bon vent à la nouvelle entité que Google ne connaît encore - mais sur "26600 pages environ" en français, s'il vous plaît! - que comme... un modèle automobile de chez Ford!
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