L'article 5 du Code des marchés publics impose le respect des objectifs de développement durable, et la loi du 12 juillet 2010 (Grenelle 2) définit 5 finalités, au premier rang desquelles se situe la lutte contre le réchauffement climatique.
Mais au fait, y a-t-il bien un réchauffement climatique ?
Comme chacun sait, la question fait débat puisqu'une minorité de chercheurs s'oppose à la majorité des climatologues, pour lesquels le réchauffement et son origine anthropique ne font guère de doute. Afin de calmer les esprits, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse avait demandé, le 1er avril 2010, un rapport à l'Académie des sciences, dont fait partie Claude Allègre.
Ce document a été rendu public le 26 octobre 2010 et, fait notable, il fait consensus puisque M. Allègre lui-même s'est rallié aux conclusions dudit rapport.
Que dit-il ? D’abord que l’accélération du réchauffement climatique depuis 1975 est incontestable. Ensuite, que cette accélération est « principalement due » à l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère. Enfin, que l’augmentation de ce CO2 est « incontestablement due » à l’activité humaine.
Bref, le rapport de l'Académie des sciences ne se distingue pas sur ce point du rapport du groupe international d’experts sur le climat (Giec), dont les conclusions avaient été contestées par Claude Allègre. Ce dernier mettait en avant le rôle prééminent de l’activité solaire dans le réchauffement climatique. Or, dit l'Académie, « L’activité solaire, qui a légèrement décru en moyenne depuis 1975, ne peut être dominante dans le réchauffement observé sur cette période ».
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