« Erratum - "Dématérialisation : êtes-vous prêts pour le 1er janvier 2010 ?" | Accueil | Non ! »

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d83451c8b869e2012875c281bc970c

Voici les sites qui parlent de Les achats publics en France : 46 Mds d'euros ? :

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Spirit of Bercy

Pour ce qui est de l'État, il y a un moyen simple d'appréhender les enjeux financiers de la commande publique : extraire d'Accord-LOLF les restitutions des paiements sur les titres 3 (fonctionnement) et 5 (investissement). Les retraitements sont extrêmement simples, puisque que ne doivent être retranchés, et ce, uniquement sur le titre 3, que quelques cas comme le défraiement des frais de déplacement, ou certaines aides, dépenses fiscales ou pénalités. Cela représente quelques dizaines de codes du PCE (plan comptable de l'État) tout au plus.

C'est, à titre d'exemple, la méthode que j'avais retenue pour faire la RGPP achats de mon ministère. La précision et la complétude des informations s'est avérée très correcte du moins pour les dépenses assignées sur un comptable central, puisque la granularité est beaucoup plus grossière hors zone Accord. Vivement Chorus ...

On m'objectera que tout ce qui reste ne relève pas forcément de la commande publique. Certes, mais alors de quel droit le comptable public paierait-il ? Il s'agit en effet dans (presque) tous les cas :
- de contrats ;
- à titre onéreux ;
- conclus entre un pouvoir adjudicatur ;
- et un opérateur économique ;
- pour répondre aux besoins du PA (même pas besoin, en droit communautaire).
Les pouvoirs adjudicateurs (et aussi parfois des agents publics qui ne détiennent aucune compétence pour engager juridiquement l'État) auront beau appeler ces contrats "conventions", "traités", "MOU", "protocoles", "contrats-cadres" il n'en demeure pas moins que ce sont des MP au sens de la directive 2004/18/CE, et que seule une exemption générale à l'application du droit de l'UE ou une exemption particulière prévue par la directive peut les en faire échapper.

Cette méthode ne résout toutefois la question que sur le périmètre État, puisque la puissance publique est éclatée avec environ 40 000 collectivités territoriales, leurs établissements et le millier d'opérateurs de l'État ...

Bernard Moutin

Peut être ne s'agit-il que des marchés passant par Argysoft ?
Mais ça serait intéressant de vraiment connaître le volume et la répartition des marchés selon les différents ministères et collectivités.
Il faudrait passer un marché pour ça.

C.Emery

C'est effectivement une tâche très ardue, et bien malin celui qui pourrait prétendre avoir les chiffres exacts. Le rapprochement avec les budgets votés, d'une part, et les budgets exécutés, d'autre part, peut aussi fournir des précisions intéressantes, car on voit bien qu'on va du simple au triple... Mais merci pour ces précisions utiles, en tout cas !

Frednetick

Ridicule comme sommes, la seule ville pour laquelle je travaille à mandaté pour près de 2 millions d'euros dans le cadre de marchés de travaux en 2008. Je n'imagine pas que nous pesions 2% des collectivités locales.

Pascal DAVID

Bonjour,
Quelques éléments de réponse à l'article publié par M. Emery. L'étude publiée ne saurait être interprétée comme les chiffres précis mais comme "les tendances de la commande publique 2008 en France".
Il est aujourd'hui très difficile voire impossible d'avoir une estimation précise de ce que représente véritablement la commande publique en France. Nos chiffres recoupent ceux déjà publiés par l'O.E.A.P à savoir un montant avoisinant voire dépassant les 140 milliards d'euros.
Une évaluation précise du poids de la commande publique suppose qu'au préalable nous ayons résolu deux questions essentielles :
1. le périmètre : doit-on, par exemple, englober la commande des entreprises publiques non soumises par exemple à l'obligation de publication de la liste annuelle ?
2. la méthodologie : absence de standard pour les listes annuelles, qualité des documents transmis, montant notifié ou montant payé ?, la problématique des groupements de commande, ...
Concernant le cas particulier du CHU de Paris, nous avions les chiffres pour 2007 :
1 202 416 000,00 € HT(montant mini) et 2 374 474 962,52 €HT (montant maxi).
D'autres résultats n'ont pas été publiés en raison des doutes relatifs aux documents sources.
Il n'y a donc rien qui cloche au royaume de l'achat public. Il y a simplement un travail long pour mettre en place les conditions d'une observation économique de la commande publique qui soit utile à tous les acteurs. Très modestement, nous essayons d'y contribuer.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Un blog

A propos des commentaires

  • Les commentaires sont modérés. Ils apparaîtront dès qu'ils auront été validés par les auteurs.

    La rédaction du "Moniteur" se réserve le droit de publier certains commentaires dans l'hebdomadaire.

Les auteurs

  • L'Association pour l'achat dans les services publics
    a été créée en 1962 et regroupe les 2000 principaux acheteurs publics français. Dès l'origine, elle a eu pour vocation de rassembler ses adhérents autour d'une profession nouvelle : celle d'acheteur public.

    L'Apasp est présidée aujourd'hui par Jean-Marc Peyrical, maître de conférences en droit public à l'université de Paris-XI, directeur de l'Institut de droit public des affaires (IDPA) et avocat.

  • Cyrille Emery
    est rédacteur en chef adjoint du Moniteur des travaux publics et rédacteur en chef délégué de la revue Contrats Publics. Ancien auditeur de l'IHEDN (promotion "Richelieu"), il est chargé d'enseignement en droit à l'Université de Paris-I (Panthéon-Sorbonne) et de Paris-II (Panthéon-Assas), et membre associé de l'American Bar Association.

Voir aussi le blog BTP & PPP

www.lemoniteur.fr on Facebook
www.lemoniteur.fr on Facebook