Moment de fou-rire aujourd'hui lors des traditionnelles questions au gouvernement. En réponse à un parlementaire, le nouveau ministre de l'Aménagement du territoire, Michel Mercier, répond qu'il est favorable à la réforme des collectivités territoriales, car, dit-il, "elle va achever la décentralisation" (sic).
A lire le rapport de la Cour des comptes sur le même sujet (voir l'article de Josette Dequéant sur Le Moniteur.fr), on se demande si la décentralisation n'est pas un peu dans le collimateur des pouvoirs publics. Déjà, il y a quelques semaines, le Premier ministre constatait que les collectivités territoriales avaient embauché 36 000 personnes en 2007, alors que l'Etat commençait à dégraisser son "mammouth".
Pour Alain Lambert, "reprocher aux collectivités territoriales d'être trop dépensières n'est pas une critique juste, alors que ces dernières participent activement au plan de relance en réalisant près de 75 % des investissements publics."
Pour Brice Hortefeux, répondant aux sénateurs à 16 heures 30 ce jour, "le statu quo n'est plus possible : enchevêtrement, empilement des structures...", tout milite selon lui pour la réforme envisagée. Ce qui n'est pas, on s'en doutait un peu, l'avis des parlementaires d'opposition.
La suite au congrès et au Salon des maires, jusqu'au 19 novembre.
Article de synthèse à paraître le 27 novembre 2009 dans "Le Moniteur".
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