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Voici les sites qui parlent de Comment détermine-t-on la date d'entrée en vigueur d'un texte ? :

Commentaires

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C.Emery

En effet, à trop me concentrer sur le "jour", je me suis trompé "d'année"... C'est naturellement le 1er janvier 2010 (pas 2009). Amusant comme lapsus ! :-))

vincent illiassov

Excellent billet (en modifiant 2009 par 2010 naturellement s'agissant de l'entrée en vigueur évoquée ;-) )

On ne peut qu'être d'accord avec vous sur le fait que "Rien n'interdit aux pouvoirs adjudicateurs (hors Etat), de continuer à utiliser les anciens CCAG, de ne pas en utiliser du tout, ou même d'utiliser les nouveaux CCAG dès maintenant"

Et oui, en droit privé comme en droit public, la liberté des Parties à ce sujet est la règle (un peu moins en public qu'en privé toutefois s'agissant des règles de passation naturellement, mais pour le reste le principe est le même).

Dans ce cadre, la notion de CCAG "approuvé" n'a effectivement que peu d'importance.

Mais au delà de cela, à mon avis, le plus gros problème (qui se posera sans nul doute) sera relatif aux marchés qui viseraient, par erreur ou non, le CCAG-Travaux de 1976 au lieu du CCAG-Travaux de 2009/2010.

En effet, dans ce cas, on se demandera si l'acheteur pouvait, ou non, le faire et s'il l'a fait, si cela est valable ou non.

Or la réponse à cette deuxième question sera souvent positive ...

Même pour un acheteur de l'Etat d'ailleurs, quand bien même il s'agirait de contrevenir à une directive de sa hiérarchie ministérielle lui ayant indiqué que le nouveau CCAG-Travaux devait être utilisé à partir du 1er ou 2 janvier 2010, rien n'empêche de penser que le juge pourra admettre que les Parties ont, malgré l'existence d'un nouveau CCAG-2009/20010, souhaité soumettre leur marché au CCAG de 1976.

Et si l'on pousse le raisonnement jusqu'au bout, on pourrait imaginer un acheteur qui reprendrait, dans son marché, l'intégralité du CCAG de 1976 sans viser l'application du CCAG-Travaux ; dans ce cas, c'est bien le CCAG de 1976 qui s'appliquerait via le Marché,et ce malgré l'entrée en vigueur du "nouveau CCAG"...

Mais bon, espérons qu'il n'y aura pas trop de problèmes de ce type, il y en déjà bien assez lorsqu'il s'agit d'interpréter le CCAG, alors si on en rajoute pour savoir lequel des CCAG est applicable, on risque de ne plus jamais en sortir.

A suivre en tout cas

vi

Stan

Très beau raisonnement juridique.

JosephG

Le raisonnement est en effet imparable...

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  • Cyrille Emery
    est rédacteur en chef adjoint du Moniteur des travaux publics et rédacteur en chef délégué de la revue Contrats Publics. Ancien auditeur de l'IHEDN (promotion "Richelieu"), il est chargé d'enseignement en droit à l'Université de Paris-I (Panthéon-Sorbonne) et de Paris-II (Panthéon-Assas), et membre associé de l'American Bar Association.

Voir aussi le blog BTP & PPP

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