« Paris Match classe les ministres à la veille du remaniement | Accueil | Publicité : ne pas confondre "mise en ligne" et "publication" »

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d83451c8b869e20115702458cd970c

Voici les sites qui parlent de Un arrêt important de la CJCE sur les contrats "In house" :

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

IceCream

Je déterre cet article pour vous citer une référence d'arrêt de la CAA de Paris sur la qualification de la relation entre une commune et un OPAC d'"in house".

CAA,Paris, 30 juin 2009, "Ville de Paris c/ Préfet de la région Ile-de-France".

L'occasion d'un article pour ce blog???

JeanPierreH

Je ne suis pas sûr qu'on puisse dire ça. On a déjà eu beaucoup de mal à faire accepter cette notion de centrale d'achat au niveau communautaire. Il vaudrait mieux ne pas l'édulcorer ! Par ailleurs, dans un arrêt de fin 2004 contre l'Allemagne, la CJCE a dit qu'un pouvoir adjudicateur qui en fournit un autre doit non seulement passer un marché public avec son client public, mais qu'elle doit aussi passer un marché, de l'autre côté, avec son propre fournisseur ou sous-traitant. Ces conditions sont les mêmes que celles d'une centrale d'achat, et n'ont pas acceptées au niveau européen par le juge. D'autant que la liste des organismes de droit public, et donc celles des centrales d'achat, est fournie à Bruxelles et annexée aux directives. Je ne sais pas si elle peut être indéfiniment étendue comme ça ?

Spirit of Bercy

Vu la réponse, mais elle n'a pas été usinée à Bercy, mais rue Louise Weiss, de l'autre côté de la Seine !

Sur le fond, trois remarques :
- la question qui est posée ne concerne pas les centrales d'achat au sens de l'article 1°-10 de la directive 2004/18/CE, mais une activité de centrale de référencement (dont je ne connais pas la nature juridique) ;
- l'impossibilité alléguée, est un problème franco-français d'organisation interne de ses collectivités. Le concept même de groupement et de coordination de commande est totalement ignoré des directives ;
- Jérôme Grand d'Esnon, le précédent DAJ, avait, à plusieurs reprises, indiqué (par oral) qu'un PA dont les attributions sont de passer des marchés pour un autre est une centrale d'achat au sens communautaire et au sens du CMP, sans qu'il soit nécessaire de préciser les termes "centrale d'achat" dans la règlementation le concernant.

C.E.

C'est une réponse ministérielle de la ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi à Marie-Jo Zimmermann, député, JO de l'Assemblée nationale du 2 juin 2009, Question n° 45965. Concernant les communes, la réponse dit que "l'élargissement successif de leur domaine dans l'action économique ne leur permet pas d'agir aujourd'hui en tant que centrale de référencement". En revanche, afin de répondre à ses propres besoins, "une commune a toute latitude pour se regrouper avec d'autres personnes morales, notamment de droit privé. Cette action est conforme aux dispositions de l'article 8-I-4e du Code des marchés publics".
Ca ne vient donc pas de l'"esprit de Bercy", mais de son corps...
Par ailleurs, le mot "jugé" n'est peut-être pas adéquat dans ce cas... !

Spirit of Bercy

Vu.
Jugé par qui ? Et sur quelle fondement juridique ?

C.E.

Vos observations sont pertinentes comme toujours, merci ! Juste une réserve : il a été jugé récemment qu'une collectivité locale ne peut pas être une centrale d'achat.

Spirit of Bercy

Je ne vois pas bien en quoi cette affaire est liée à la question des contrats internes. Elle me paraît plus proche des questions de centrales d'achat : "une «centrale d'achat» est un pouvoir adjudicateur qui: acquiert des fournitures et/ou des services destinés à des pouvoirs adjudicateurs, ou passe des marchés publics ou conclut des accords-cadres de travaux, de fournitures ou de services destinés à des pouvoirs adjudicateurs." Vive les définitions tautologiques du droit communautaire !

La vraie question est la manière dont la centrale d'achat, la ville de Hambourg a contractualisé avec le prestataire. Si c'est une SEM germanique classique, c'est peut-être là que le bât blesse, et que les critères du contrat interne ne sont pas remplis.

In fine, il suffit de se rappeler que les Euros ne peuvent quitter la sphère publique que de l'une des manières suivantes :
- des rémunérations et charges sociales, sous réserve du code du travail et de statuts de la fonction publique ;
- des dépenses d'intervention (subventions, par exemple), sous réserve du régime des aides d'état et de la délimitation du champ de la commande publique ;
- des marchés publics (au sens large).

Et si vous rentrez dans la case "marchés publics", toute la cohorte du corpus de la commande publique s'impose à vous : AMP de l'OMC, TUE, directives, règlements, jurisprudence de la CJCE, principes de la CP à valeur constitutionnelle, code des marchés publics, jurisprudence administrative. Vous ne pouvez en sortir (de la case marché public) que par la publicité et la mise en concurrence.

Si avec tout cela il y a encore des neu-neus pour imaginer qu'on peut passer un marché à la bonne franquette avec la société d'économie mixte du coin, c'est désespérer !

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Un blog

A propos des commentaires

  • Les commentaires sont modérés. Ils apparaîtront dès qu'ils auront été validés par les auteurs.

    La rédaction du "Moniteur" se réserve le droit de publier certains commentaires dans l'hebdomadaire.

Les auteurs

  • L'Association pour l'achat dans les services publics
    a été créée en 1962 et regroupe les 2000 principaux acheteurs publics français. Dès l'origine, elle a eu pour vocation de rassembler ses adhérents autour d'une profession nouvelle : celle d'acheteur public.

    L'Apasp est présidée aujourd'hui par Jean-Marc Peyrical, maître de conférences en droit public à l'université de Paris-XI, directeur de l'Institut de droit public des affaires (IDPA) et avocat.

  • Cyrille Emery
    est rédacteur en chef adjoint du Moniteur des travaux publics et rédacteur en chef délégué de la revue Contrats Publics. Ancien auditeur de l'IHEDN (promotion "Richelieu"), il est chargé d'enseignement en droit à l'Université de Paris-I (Panthéon-Sorbonne) et de Paris-II (Panthéon-Assas), et membre associé de l'American Bar Association.

Voir aussi le blog BTP & PPP

www.lemoniteur.fr on Facebook
www.lemoniteur.fr on Facebook