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Voici les sites qui parlent de Candidatures : même quand il n'y a pas de critères, il y a des critères :

Commentaires

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A Grisoni

Bonjour à tous, au rédacteur de ce blog en particulier,
je m'adresse à vous pour savoir ce que peut être l'appréciation de la capacité professionnelle de la candidature.

Dans bon nombre de cas, les acheteurs publics reçoivent des candidatures dont ils perçoivent qu'elles ne seront pas vraiment à même de réaliser les prestations désirées.
Néanmoins, il apparaît assez délicat d'écarter dès le stade de l'examen des candidatures des propositions qui ne sont pas vraiment en décalage avec la prestation demandée (le Conseil d'Etat, si je ne m'abuse, avait ainsi estimé que le fait de ne pas avoir de référence analogue ne pouvait constituer à lui seul un motif valable de rejet).
L'examen des candidatures, dans cette mesure, est-il destiné à un écrémage "global", à écarter les candidatures qui sont vraiment à côté de la plaque, ou doit-il au contraire déjà permettre un tri assez fin entre les opérateurs qui sont intéressés?

Par ailleurs, cette décision n'ouvre-t-elle pas la porte au "discrétionnaire" dans l'évaluation des candidatures?

Merci mille fois de tenir ce blog, qui est une mine d'information pour les ignares de ma sorte, et de m'avoir lu jusqu'ici!

AG

C.Emery

Tiens l'"Esprit de Bercy" est de retour !

Spirit of Bercy

C'est l'interprétation du CE, prosternons-nous, mais ce n'est pas ce qui est écrit dans le droit positif. En effet, l'article 52 du code ne prévoit que 3 mécanismes pour éliminer une candidatures :
- pb sur la personnalité du candidat "Les candidats qui ne peuvent soumissionner [...] ne sont pas admis à participer à la suite de la procédure de passation du marché." ;
- non satisfaction des niveaux requis "Les candidatures qui ne satisfont pas à ces niveaux de capacité sont éliminées" ;
- limitation du nombre de candidats, si la procédure le permet "Lorsque le pouvoir adjudicateur décide de limiter le nombre des candidats [...] il procède à la sélection de ces candidats [...]".

La 4° voie d'élimination que nous propose la haute juridiction est donc pure création prétorienne. Cela n'est pas bien grave, car la rédaction de l'article 52 du code est plus restrictive, pour le pouvoir, adjudicateur que ne l'est la directive. Le Conseil d'État remet donc le droit interne à niveau, sans dédire la DAJ, bien joué ...

... et pour terminer, les pouvoirs adjudicateurs vont pouvoir recommencer à sélectionner les candidatures à la tête du client. Alors qu'avec les niveaux, ils étaient obligés de jouer franc-jeu.

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Les auteurs

  • Cyrille Emery
    a été rédacteur en chef adjoint du Moniteur jusqu'en juillet 2011 et rédacteur en chef délégué de la revue Contrats Publics. Juriste et géographe de formation, ancien auditeur de l'IHEDN (SR), il est chargé d'enseignement en droit à l'Université de Paris-I (Panthéon-Sorbonne) et de Paris-XI et président du Comité scientifique du Cercle Colbert.
  • L'Association pour l'achat dans les services publics
    a été créée en 1962 et regroupe les 2000 principaux acheteurs publics français. Dès l'origine, elle a eu pour vocation de rassembler ses adhérents autour d'une profession nouvelle : celle d'acheteur public.

    L'Apasp est présidée aujourd'hui par Jean-Marc Peyrical, maître de conférences en droit public à l'université de Paris-XI, directeur de l'Institut de droit public des affaires (IDPA) et avocat.

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