Achatpublic.info nous apprend ce matin 17 avril 2009, que la jurisprudence sur les avis d'appel public à la concurrence aurait été profondément bouleversée. Quels sont les faits ? La CCI de Marseille-Provence a lancé il y a quelques semaines une procédure de passation pour la conclusion d’un marché de 35 000 euros, qui avait pour objet des prestations de prisée et de vente aux enchères publiques. L’avis avait été publié, d'une part, sur le site Internet de la CCI et, d'autre part, au Boamp. Une société, la société Prado Falque Enchères, s'est dite empêchée de participer à la procédure en raison du caractère inadapté de la publicité réalisée. Elle a saisi le juge des référés précontractuels.
Pour le juge du Tribunal administratif de Marseille, « si la publicité assurée sur son site Internet ne suffisait pas à garantir les conditions d’une mise en concurrence effective, […], la publication de l’avis au Boamp, organe officiel en charge de la publicité des procédures de passation de marché quel qu’en soit l’objet, accessible aux opérateurs économiques intéressés par les procédures publiques, a permis, en l’espèce, d’assurer une publicité suffisante » (TA Marseille, 9 avril 2009, Sarl Prado Falque Enchères, 0901904).
Cette décision d' "espèce" (comme l'indique le tribunal), semble émouvoir quelques avocats. À ce stade, sans verser dans le "sensationnalisme", on peut tirer deux conclusions de cette ordonnance de référé :
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