La réforme du Code des marchés publics intervenue les 17 et 19 décembre 2008 a modifié les seuils de procédure, d'une part, et les seuils de publicité, d'autre part.
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La réforme du Code des marchés publics intervenue les 17 et 19 décembre 2008 a modifié les seuils de procédure, d'une part, et les seuils de publicité, d'autre part.
Rédigé par Cyrille Emery le 29 décembre 2008 à 11:52 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Cette période de fêtes, que nous vivons à la lumière des néons blafards de la crise, n'incite guère à l'optimisme. Le sentiment que l'heure de vérité a sonné dans beaucoup de secteurs s'insinue peu à peu chez les cadres. Et sème le doute, même dans les esprits les mieux armés. Crise automobile, crise de la VPC ("Trois suisses" et autres), et crise de l'immobilier, semblent remettre les pendules à l'heure. Comme si le moment était venu... Et il en va naturellement ainsi pour la crise financière elle-même. Toutes les valeurs boursières non représentatives d'actifs dans l'économie réelle vont être peu à peu détruites... C'est sûrement tragique pour beaucoup (ceux qui avaient tout misé sur ces valeurs), mais le plus scandaleux, c'est que des montages financiers aussi éloignés de l'économie réelle aient pu prospérer. Et qu'il y ait eu un tel aveuglement général.
Quant à la réforme du Code des marchés publics, issue de trois décrets successifs et simultanés des 17 et 19 décembre 2008 (ce qui est, avouons-le, plutôt paradoxal), elle n'est pas ce qu'elle paraît être. A coup sûr, on peut prédire, sans grand risque d'erreur, que cette réforme n'est pas celle qui donnera - à elle seule - la signal de la relance tant attendue.
Pourtant, il est possible d'espérer que la réforme n'ait pas révélé à ce stade toutes ses potentialités. Sans forcer le trait, on pourrait le dire à la manière de Montaigne : "Rien de grand ne se faict sans hazard". Il faut croire qu'ici, le "hazard", dû au bouillonnement réformateur qui anime le gouvernement, a produit en définitive un texte assez équilibré et, somme toute, de bonne facture : des seuils de publicité simplifiés, des seuils de procédure faciles à comprendre, un code réduit à l'essentiel, mais finalement nécessaire et qui sera utile aux praticiens.
Certes, s'il pouvait parler, le Code dirait sans doute comme Montaigne, "je corrigerois volontiers une erreur accidentale, dequoy je suis plain... mais les imperfections qui sont en moy ordinaires et constantes, ce seroit trahison de les oster".
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Rédigé par Cyrille Emery le 26 décembre 2008 à 18:15 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
C'est bien connu, on trouve de tout sur Internet. Si vous lisez attentivement l'extrait du site ci-contre (dont je tairai le nom), vous y trouverez des conseils que la prudence commande de ne pas suivre :
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"Depuis le 1er janvier 2005, les acheteurs publics sont tenus d'accepter les offres des entreprises candidates à un marché transmises par voie électronique." Faux : cela n'est vrai que pour les procédures formalisées.
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"Si vous êtes une entreprise et que vous souhaitez envoyer votre proposition par mail, vous y êtes donc autorisé : l'acheteur public ne peut pas vous l'interdire." Faux : tout d'abord, une offre dématérialisée n'est jamais envoyée par courriel (1), mais est transférée, après avoir été chiffrée, via un lien de type "ftp" (File Transfer Protocol) sur la plateforme de dématérialisation utilisée par l'acheteur. Les courriels ne présentent, en effet, aucune des garanties de sécurité ni d'horodatage requises pour ce type d'opération. De plus, l'entreprise doit disposer d'un certificat de signature électronique pour pouvoir être identifiée comme la signataire des documents transmis.
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Rédigé par Cyrille Emery le 23 décembre 2008 à 23:02 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Décidément, c'est l'emballement au gouvernement. Le 15 décembre avait lieu la réunion de la Commission consultative d'évaluation des normes (CCEN), convoquée par le Premier ministre le 12 décembre ; les 16 et 17 décembre, le passage pour avis en Conseil d'Etat ; le 18 décembre, la publication du décret "balai" harmonisant les dispositions de l'ordonnance du 6 juin 2005 et celles du Code des marchés publics ; le 19 décembre, un conseil des ministres et, enfin, le 20 décembre, la publication des décrets mettant en oeuvre les dispositions annoncées le 4 décembre à Douai par Nicolas Sarkozy.
Le décret 2008-1356 du 19 décembre 2008 est relatif au relèvement de certains seuils du code des marchés publics. En pratique, c'est le décret qui fait passer à 20 000 euros le seuil de 4 000 euros hors TVA en deçà duquel aucune publicité ni aucune mise en concurrence ne sont obligatoires. Il est applicable dès le 21 décembre. On notera qu'il a été adopté sans que le Conseil d'Etat ait eu à être entendu.
Le décret 2008-1355 du 19 décembre 2008 comporte plus spécifiquement les mesures annoncées au titre du plan de relance :
- suppression du seuil de 206 000 euros pour les marchés de travaux dans le Code des marchés publics. Le pouvoir adjudicateur peut donc organiser une procédure adaptée (ce qui suppose une publicité et une mise en concurrence, définies librement par l'acheteur en tenant compte de la jurisprudence), pour les marchés de travaux compris entre 20 000 et 5 150 000 euros hors TVA.
- suppression de la commission d'appel d'offres de l'Etat et, ce qui est nouveau, de celles des établissements publics de santé et médico-sociaux. Une modification corrélative des dispositions relatives aux groupements de commande est organisée dans la mesure où ces groupements pouvaient comprendre des représentants de ces commissions.
- l'article 33 du décret ajoute à l'article 98 du Code des marchés publics un dispositif de réduction des délais de paiement de leurs fournisseurs par les collectivités territoriales : le délai est ramené de 45 jours à 40 jours à compter du 1er janvier 2009 ; de 40 jours à 35 jours à compter du 1er janvier 2010 et de 35 jours à 20 jours à compter du 1er juillet 2010.
Les dispositions de cet article 33 sont applicables aux marchés dont la procédure de consultation est engagée ou l’avis d’appel public à la concurrence est envoyé à la publication :
Rédigé par Cyrille Emery le 20 décembre 2008 à 10:38 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Rédigé par Cyrille Emery le 19 décembre 2008 à 19:46 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
A l'heure où les marchés publics se mettent, tant bien que mal, à la dématérialisation, les hackers continuent à faire des ravages dans le monde virtuel d'Internet.
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"Internet Explorer", le navigateur de Microsoft leader sur le marché, a ainsi été la cible de pirates informatiques cette semaine. Près de 800 millions de PC dans le monde étaient (et sont toujours) concernés. Depuis mercredi, Microsoft s'efforce de rassurer l'ensemble des utilisateurs. Toutes les versions d'Internet Explorer (de 1 à 8) sont concernées.
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Une fois découverte, cette faille a alors permis à des criminels d'introduire des virus sur des PC Windows pour recueillir les mots de passe et les coordonnées bancaires des utilisateurs. Le mode de transmission du virus est simple : il suffit de surfer sur Internet pour être dirigé sur un site infecté. «Hier, on comptait 10 000 sites Internet infectés dans le monde, aujourd'hui on estime qu'ils sont 200 000», estime Rick Ferguson de Trend Micro.
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Pour ma part je n'utilise pas Internet Explorer et il n'est pas installé sur mes ordinateurs...
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Nota : Hier soir, Microsoft a publié en urgence un patch permettant de corriger la faille critique d'Internet Explorer. Les utilisateurs sont invités par l'éditeur à le télécharger sans attendre.
Rédigé par Cyrille Emery le 19 décembre 2008 à 19:18 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé par Cyrille Emery le 19 décembre 2008 à 18:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
La ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, Christine Lagarde, présente en ce moment au conseil des ministres (vendredi 19 décembre 2008 à partir de 10:30) trois projets de décrets, dont deux concernent les marchés publics :
- Décret de mise en oeuvre du plan de relance économique dans les marchés publics;
- Décret relatif au relèvement de certains seuils du Code des marchés publics;
- Décret instituant une aide à l’embauche pour les très petites entreprises.
Il y aura donc trois décrets en tout pour réformer le Code et non plus deux...
La suite cet après-midi sur lemoniteur.fr
Rédigé par Cyrille Emery le 19 décembre 2008 à 11:15 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Tout se bouscule en ce moment pour les acheteurs publics. La réforme du Code des marchés publics (CMP) attendue depuis plusieurs mois voit le jour, mais il ne s’agit plus d’une réforme mais bien de deux ! D’une part, un texte en gestation depuis plusieurs mois à Bercy et de l’autre, le plan de relance de l’économie annoncé par Nicolas Sarkozy le 4 décembre dernier à Douai. Déchiffrage.
Rédigé par Cyrille Emery le 19 décembre 2008 à 10:27 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
La réforme du Code des marchés publics, ou plutôt les réformes simultanées du Code, n'en finissent pas de donner lieu à des rumeurs et à des supputations. De quoi attraper la migraine...
Rédigé par Cyrille Emery le 17 décembre 2008 à 15:43 | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Contrairement au discours prononcé hier par François Fillon à Orléans, le projet de loi envisagé ne concernerait pas le Code des marchés publics (terme qui figure pourtant expressément dans le texte du discours), mais les... contrats de partenariat (PPP).
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Depuis les annonces du Président de la République à Douai le 4 décembre, les interrogations sont nombreuses. Les volontés présidentielles effaceront-elles le décret modifiant le Code des marchés publics (CMP) préparé par Bercy ? Si ce n’est pas le cas, comment les différentes mesures s’articuleront-elles ? Quel sera le calendrier de mise en place des mesures ?
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Lire lemoniteur.fr par S. Levet-Veyrier.
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La suite au prochain épisode...
Rédigé par Cyrille Emery le 16 décembre 2008 à 19:22 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
La majorité est réformiste, qu'on se le dise. Et quand, par nécessité, le président de la République est pris par des tâches qui ne lui permettent pas de s'exprimer publiquement, c'est le Premier ministre qui prend le relais pour délivrer la bonne parole.
Rédigé par Cyrille Emery le 16 décembre 2008 à 12:44 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
A en croire certains, la source de tous les maux de l'administration provient du Code des marchés publics, et surtout du code français. "Le plus mauvais d'Europe", affirme Alain Lambert. Dès qu'il y a un problème dans l'administration, on en vient à évoquer le Code des marchés publics : lenteur, complication, instabilité, tout y passe. Et puis, immanquablement, on se met à disserter sur les mérites d'une administration fluide, responsable, éthique, ou tout irait vite, dans la transparence et la plus parfaite loyauté. Comment ne pas être d'accord ?
Lire la suite "Le Code des marchés publics empêche-t-il d'acheter en rond ?" »
Rédigé par Cyrille Emery le 16 décembre 2008 à 10:27 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Avec deux réformes simultanées du Code des marchés publics et une vingtaine de textes en attente de parution, le droit de la commande publique ne donne pas l'exemple de l'économie de moyens et de la concision. Le sénateur Alain Lambert, qui préside le Comité consultatif d'évaluation des normes (CCEN), a répondu sur ce thème à la rédaction d'achatpublic.info. Et il n'a pas la langue de bois... Extrait.
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Achatpublic.info : Le chef d’Etat a fait des annonces fracassantes en matière de commande publique sans avoir apparemment prévenu la DAJ de Bercy qui annonçait un jour plus tôt la sortie imminente du décret toilettant le Code. Ces initiatives qui partent dans tous les sens donnent le sentiment d’un manque de rationalisation et de concertation de la part de l’Etat.
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Alain Lambert : « Mettre de la raison et rationaliser le bavardage règlementaire actuel apparaît urgent. Je peux vous dire qu’à la commission consultative d’évaluation des normes [ndlr CCEN] que je préside, nous avons donné un avis défavorable au projet de décret sur la réduction des délais de paiement proposé par la DAJ de Bercy car le texte aboutissait à complexifier encore plus les règles établies. Nous considérons que les élus sont assez grands pour savoir quand ils doivent régler leurs fournisseurs. La DAJ de Bercy est totalement déconnectée de la décision politique. Ils ont d’ailleurs été très étonnés des annonces de Nicolas Sarkozy. Mais enfin, je croyais que l’administration était placée au service du peuple et non l’inverse ! ».
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Bigre !
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Rédigé par Cyrille Emery le 15 décembre 2008 à 18:19 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
L'université Panthéon-Sorbonne (Paris-1) a organisé, il y a quelques semaines, un petit-déjeuner sur l'actualité des PPP, parrainé par "Le Moniteur", auquel participaient Gérard Marcou, professeur et directeur de l'école doctorale de droit public, Laurent Richer, professeur de droit public et avocat, Alain Ménéménis, conseiller d'Etat et professeur associé, Etienne Fâtome, professeur de droit public et enfin Jean-Marc Kiviatkowski, directeur des affaires juridiques et du contrôle de Bouygues construction.
Voici le podcast de cette conférence (1h13 et 1h19) au format mp3:
1. Téléchargement Podcast.PPP.2008.1
2. Téléchargement Podcast.PPP.2008.2
Pour écouter (clic gauche). Pour télécharger (clic droit et "enregistrer sous").
Rédigé par Cyrille Emery le 13 décembre 2008 à 15:28 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
L'Apasp est présidée aujourd'hui par Jean-Marc Peyrical, maître de conférences en droit public à l'université de Paris-XI, directeur de l'Institut de droit public des affaires (IDPA) et avocat.
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