Dans un éditorial du 3 novembre, "Territorial" appelle l'attention de tous ses lecteurs sur la fragilité de l'informatique. Le piratage du compte bancaire du président de la République et de ceux de sa famille n'y est sans doute pas étranger.
Bien sûr, il n'est pas question ici de mettre en cause la compétence et le talent des ingénieurs. Toutefois, les auteurs nous rappellent que la gratuité de certains outils du Web peut les amener à disparaître du jour au lendemain (et même s'ils ne sont pas gratuits d'ailleurs...), et que les données et paramètres de ces applications peuvent subitement devenir inaccessibles. Dans le cas où le système d'information est basé sur de l'"open source" (qui est faussement gratuit puisque, comme vous l'aurez observé, "Linux" est en vente, pour ne donner que cet exemple, et que les développements sont naturellement payants...), un saut technologique, en avant ou en arrière, peut réduire à néant des heures et des jours de paramétrage délicat.
Voici ce qu'en dit "Territorial" : "La crise économique pourrait avoir des conséquences insoupçonnées pour les internautes friands d'applications 2.0, et tout particulièrement les professionnels de l'information. Nous pourrions voir en effet disparaître un certain nombre d'entreprises proposant des services en ligne... et avec elles une partie du fruit de nos pérégrinations virtuelles, dont la perte aurait un écho bien réel sur notre activité. Les conseils et réflexions de Serial Mapper et Pierre-Yves Debliquy sont donc les bienvenus pour nous faire prendre conscience des risques encourus à confier nos données à quelques acteurs du Web dans un contexte économique aussi précaire."
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Dessin - (c) "Territorial" 2008.
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