Il est indéniable qu'Internet est une révolution.
Mais l'analyse doit distinguer les deux facettes de la nouvelle économie numérique qui s'annonce :
1° L'information. On pourrait résumer la chose par ces termes : "tout, tout de suite". Il n'y a plus de limites, plus de relecture, plus de vérification, bref, tout ce qui fait la crédibilité d'une presse digne de ce nom. Dès qu'on sait quelque chose, on le dit et la terre entière peut en prendre connaissance. Relativisons un peu quand même : le Gartner group estime le nombre de sites Internet dans le monde a environ 160 millions, ce qui est très peu pour 6,5 milliards d'habitants, si l'on y réfléchit bien.
2° Le commerce. Internet est devenu le support d'activités commerciales très diverses en développement rapide : consultation de comptes bancaires, vente à distance et, naturellement, achats publics.
Quand l'information et les transactions commerciales se rencontrent, cela peut produire des effets inattendus. Or, il existe au moins deux hypothèses dans lesquelles cette rencontre se produit régulièrement : la bourse et les marchés publics.
Pour ceux qui estimeraient qu'Internet n'a que des avantages et aucun inconvénient, la lecture de l'article du "Monde" ci-dessous devrait les convaincre que la révérence béate au "Dieu Web" est sans doute un peu "exagérée" (pour reprendre une expression de Steve Jobs, le patron d'Apple dont la mort avait été annoncée un peu prématurément par... Internet) :
Lire "Internet, mensonges et krachs boursiers" sur Le Monde.fr.
Comme dirait Barack Obama, "Internet is (not) the change we can believe in"...
Photo 1 : le nouveau Macbook Apple.
Photo 2 : Steve Jobs - "La nouvelle de ma mort est très exagérée" (15 octobre 2008).

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