Journée particulière au Sénat.
Il y a celui qui s'y voyait déjà (en haut de l'affiche donc, comme dirait Aznavour), celui que l'on n'y voyait pas (mais qui s'y retrouve) et celui qui ne s'y voyait même pas lui-même, mais qui avait néanmoins des idées à défendre. Tous les trois, Jean-Pierre Raffarin, Gérard Larcher et Philippe Marini ont au moins un point en commun. Ils connaissent bien le Code des marchés publics, ce qui n'est pas le cas de tous les élus, même au Sénat.
Le premier l'a réformé en 2004, alors qu'il était Premier ministre. Le second soutient la proposition visant à écarter le Code pour les hôpitaux, des structures qu'il connaît bien puisqu'il a été président de la Fédération hospitalière de France. Philippe Marini enfin, intervient régulièrement sur tous les sujets qui intéressent le droit de la commande publique, en sa qualité de rapporteur général de la commission des Finances du Sénat.
Un outsider enfin, Alain Lambert, a annoncé son intention de se présenter aux suffrages de ses collègues, en franc-tireur, le 1er octobre. Lui aussi connaît bien le droit de la commande publique. Il avait fait sensation il y a quelques mois en soutenant la suppression pure et simple du Code français au profit du droit communautaire. C'est une opinion que le président d'EGF-BTP, Bernard Huvelin, n'est pas loin de partager puisqu'il a proposé il y a quelques semaines, au nom du Conseil économique et social européen, le remplacement des directives par des règlements communautaires directement applicables dans chacun des Etats membres (sans transposition donc).
L'avenir dira si l'influence qu'a naturellement le président du Sénat sur tout ce qui concerne les collectivités territoriales aura ou non un effet sur l'évolution du droit de la commande publique.
En impulsant un Code du même nom par exemple ? ...
Photo de G. Larcher - (c) L'Expansion.
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