D’après 01.net, la barre symbolique du million de noms de domaines en « .fr » a été dépassée le vendredi 11 janvier 2008. L’Afnic déclare qu’elle recense actuellement « une moyenne de 2 000 « .fr » enregistrés chaque jour ».
Quel rapport y a-t-il, me direz-vous, entre cette information et les contrats publics ? Eh bien, si l’on prend la peine d’approfondir les données récentes en la matière, on s’aperçoit que les entreprises françaises sont très en retard par rapport à celles des autres pays développés.
70 % des dépôts de noms en « .fr » sont effectués par des entreprises et 30 % des particuliers. Les entreprises sont proportionnellement de moins en moins nombreuses à en déposer. Parmi ces 70 % d'entreprises, seules 10 % sont des entreprises du secteur high-tech. Et 60 % de « .fr » sont réellement actifs.
Pour sa part, « L'Allemagne a 11 millions de « .de », le Royaume-Uni, 6,5 millions de « .uk », et même les Pays-Bas nous dépassent avec 2,6 millions de « .nl » ! », déclare Jean-François Poussard, chroniqueur à 01.net, qui observe que bon nombre de TPE et de PME continuent de croire que le « .fr » est toujours fermé. Même la Suisse a dépassé le million de « .ch » !
Ce constat est corroboré par certaines études internes du Groupe Moniteur. Les entreprises se sont prises d’engouement pour le téléchargement des dossiers de consultation (DCE) lors des appels d’offres, mais elles sont toujours aussi peu nombreuses qu’il y a trois ans à utiliser les moteurs de recherches pour leurs opportunités d'affaires, préférant -et de loin- la lecture des journaux et magazines spécialisés. Quant à la réponse électronique, l'électroencéphalogramme est toujours plat...
Il faut dire qu'en matière de réponse électronique l'administration laisse une nouvelle fois à la charge des entreprises le soin de s'approprier ces outils.
A mon sens, il n'est pas étonnant que les réponses électroniques représentent que 2% des réponses. L'administration n'a pas su se tourner vers un modèle standardisé avec un seul interlocuteur. Dans toute cette jungle, ce sont les PME qui sont perdues.
Pour le moment il est moins couteux (en argent, mais surtout en temps) d'imprimer le dossier de candidature et de l'envoyer par transporteur !
Rédigé par : laurent | 15 janvier 2008 à 22:33