Au 1er juillet prochain, dès la libéralisation du marché du gaz, beaucoup d'énergie sera dépensée tant par les professionnels que par les responsables des achats énergétiques.
Le grand mot "libéralisation" du marché du gaz est désormais lâché. Plus la date du 1er juillet approche, plus les acheteurs publics sont inquiets. Ils appréhendent en effet les prochains achats énergétiques et surtout leurs spécificités.
Entrer dans les méandres des tarifs réglementés, maîtriser la déréglementation du marché du gaz, comprendre la position de la Commission européenne et accepter l'influence du prix du pétrole sur le tarif du gaz n'est pas dans la culture habituelle des acheteurs publics. Ces nouvelles notions ne sont pas faciles à assimiler par le profane qui, jusqu'à présent, se laissait porter par la petite flamme bleue de Gaz de France.
La notion d'éligibilité
Dans les semaines à venir, tous les clients y compris les particuliers, disposeront de la faculté d'acheter librement du gaz ou de l'électricité à un prix "libre" et non plus réglementé par le MINEFI. Cette notion d'éligibilité est un droit et non un obligation mais présente un caractère irréversible dès lors le choix effectué. Ce choix suppose également que les acheteurs publics pourront continuer à acheter leur énergie après le 1er juillet selon les tarifs réglementés si tel est leur souhait.
Mais, qu'en est-il pour les nouveaux sites ?
Si la loi du 5 mars 2007 donne la possibilité aux nouveaux bénéficiaires du raccordement à l'électricité d'avoir recours au prix réglementé jusqu'en 2010, en revanche le raccordement au secteur du gaz pour tout nouveau site (hôpitaux, lycées et collèges, salles de sport...) implique obligatoirement de faire jouer la concurrence et ce dès le 1er juillet 2007.
C'est à ce moment là que détenir les points clés du marché du gaz devient intéressant pour ne rien omettre dans le cahier des charges (énergie verte, points de livraison, facturation et réglement, prestations annexes, renégociation du contrat, durée du contrat, spécification du prix...ferme ou révisable etc.). La modalité contractuelle est également un choix qui a son importance : opterez-vous pour un marché à bons de commandes, un appel d'offre ouvert, restreint ou encore, utiliserez-vous la nouveauté introduite par le Code des marchés publics 2006 : l'accord-cadre ?
Un accord-cadre ?
L'utilisation de l'accord-cadre semble en effet adaptée aux marchés d'énergie.
Le coût d'approvisionnement en gaz naturel étant fluctuant par nature, recourir à un tel outil devrait permettre aux acheteurs publics de bénéficier de la fourniture de gaz aux meilleurs tarifs lors de l'attribution des marchés subséquents.
Au cours du séminaire organisé par l'APASP le 10 mai dernier, les acheteurs publics ont pu non seulement obtenir les réponses à leurs questions mais également bénéficier de conseils dans la rédaction de leurs cahiers des charges et l'utilisation d'un accord-cadre.
Devant le succès de cette manifestation, l' APASP a décidé de programmer à nouveau une journée sur la préparation des achats d'énergie et l'ouverture à la concurrence le 21 juin prochain à Paris.
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