Un rapport de l'OCDE actuellement en cours de révision fait le point sur les bonnes pratiques visant à favoriser l'intégrité des marchés publics dans le monde.
Parmi les nombreuses données contenues dans ce rapport, il est intéressant de faire état de l'enquête menée par Kaufmann en 2006, auprès de dirigeants d'entreprises multinationales pour le forum de Davos (World Economic Forum).
Il ressort en effet de cette étude que ce sont les marchés publics qui sont le plus fréquemment à l'origine d'actes de corruption. L'examen du graphique ci-dessus montre en effet que la seule région du monde qui échappe à ce phénomène est l'ex URSS. Dans toutes les autres régions, l'attribution des marchés publics est l'acte qui donne lieu le plus souvent à corruption.
En Asie du sud, l'enquête établit que près de 70 % des marchés publics donnent lieu à des actes de corruption. Mais les chiffres ne sont pas si flatteurs pour les pays membres de l'OCDE : les marchés de cette zone donnent lieu à de telles pratiques dans 15 à 20 % des cas, ce qui est tout de même beaucoup.
Le tableau ci-après montre notamment comment les risques peuvent être identifiés au stade de la définition des besoins et de l'engagement de la consultation, une phase cruciale pour le bon déroulement des achats publics.
Cliquez sur les tableaux pour les agrandir.
Source : "Mapping out good practices for integrity in public procurement", Draft report, OCDE déc. 2006. Pour approfondir, voir aussi "Typology of bribery in public procurement by the Working Group on Bribery in International Business Transactions (DAF/INV/BR(200624)".
A noter : le rapport n'analyse pas le phénomène de la corruption dans les rapports entre entreprises privées, mais uniquement dans les rapports des entreprises avec l'administration.
Visionnez un excellent reportage de la chaîne "France 24" sur la lutte contre la corruption en Bulgarie (lorsque le reportage démarre, double-cliquez sur l'écran pour visionner en plein écran, puis sur la touche "Esc" pour revenir). Cliquez ici.


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