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FAY

En effet on assiste à un retour sournois des concours gratuits en dessous des seuils. Les Maîtres d'ouvrage publique nous demandent, dés le stade de la sélection des candidatures sur références, une "simple" note de méthodologie, avec plans coupe élévations au 1/200eme ! C'est en fait une esquisse gratuite qu'ils confondent volontier avec un devis gratuit. Pour avoir un devis gratuit c'est le barême de l'agence qu'il faut de demander. En rappelant que la rêgle du moins-disant appliquée à des études qui se doivent d'être de plus en plus performantes (HQE)est un critère de sélection désastreux qui va à l'encontre des intérets de l'utilité publique, le dumping qui s'en suit fera disparaitre les petites structures déjà fragiles alors qu'elles sont les plus efficaces sur ce type de commande (Denis Dessus du CNOA, c'est trés bien exprimé sur ce sujet).
Cordialement,
L. Faÿ, architecte

Jean-Pierre Hébert

Vous êtes d'accord dans l'ensemble avec la fiche de la MIQCP, mais en fait, la position que vous développez est celle du Conseil de l'ordre des architectes. En effet, les architectes, tout comme vous, refusent l'organisation de pseudo concours pour les petits marchés, précisément parce que le concours est une procédure lourde et complexe ...
Alors ?

ROCHAS Michel  Assistance à maîtrise d'ouvrage

le dossier médiation de la MIQCP contesté par le CNOA nous parait très adapté aux situations concrètes dans lesquels se trouvent les Maîtres d'Ouvrage pour les opérations de faible importance et qui ne présentent pas une difficulté pouvant justifier un concours.
Le concours, rappelons-le, est une procédure lourde, longue, contraignante et d'un coût relativement élevé. Il faut le réserver, quand on est très en dessous du seuil des 90 000 € pour les opérations complexes ou celles qui, au stade des études préalables (faisabilité et programmation) ont fait apparaître de nombreuses possibilités entre lesquelles fonctionnalité, technique ou évaluation financière n'ont pas permis d'effectuer un(des) choix d'organisation spatiale ou d'aménagement à privilégier.
Michel Rochas

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Les auteurs

  • Cyrille Emery
    a été rédacteur en chef adjoint du Moniteur jusqu'en juillet 2011 et rédacteur en chef délégué de la revue Contrats Publics. Juriste et géographe de formation, ancien auditeur de l'IHEDN (SR), il est chargé d'enseignement en droit à l'Université de Paris-I (Panthéon-Sorbonne) et de Paris-XI et président du Comité scientifique du Cercle Colbert.
  • L'Association pour l'achat dans les services publics
    a été créée en 1962 et regroupe les 2000 principaux acheteurs publics français. Dès l'origine, elle a eu pour vocation de rassembler ses adhérents autour d'une profession nouvelle : celle d'acheteur public.

    L'Apasp est présidée aujourd'hui par Jean-Marc Peyrical, maître de conférences en droit public à l'université de Paris-XI, directeur de l'Institut de droit public des affaires (IDPA) et avocat.

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