Les auteurs du Code des marchés publics ont voulu tenir compte de l'envolée récente des matières premières qui affecte, parfois gravement, l'équilibre économique des marchés de travaux (cuivre, zinc, etc.). A cet effet, l'article 18-V dispose que "les marchés de travaux d’une durée d’exécution supérieure à trois mois qui nécessitent, pour leur réalisation, le recours à une part importante de fournitures dont le prix est directement affecté par les fluctuations de cours mondiaux, comportent une clause de révision de prix incluant une référence aux indices officiels de fixation de ces cours".
Toute la question est d'abord de savoir à partir de quand il est possible de considérer que la part de ces matières premières dans un marché est "importante" (10 % ? 20 % ? 30 % ?). Ensuite il faut déterminer si le prix est "directement" affecté par la fluctuation des cours mondiaux, ce qui est loin d'être évident. Enfin, se pose la question de savoir comment établir une clause de révision de prix incluant "une référence aux indices" appropriée.
Dans "Le Moniteur" du 13 octobre 2006, Arnaud Cabanes et Simon Daboussy, avocats de la SCP Baker McKenzie, proposent une méthode pour construire cette clause, désormais obligatoire dans les marchés de travaux d'une durée supérieure à 3 mois dans les conditions susmentionnées.











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