Né le 6 décembre 1950, champion olympique du 110 mètres haies en 1976, député-maire de Coulommiers, Guy Drut a été amnistié par décret présidentiel, a annoncé l’Élysée le 26 mai 2006.
Condamné à 15 mois d’emprisonnement avec sursis et à 50 000 euros d’amende dans l’affaire des marchés publics truqués de l’Île-de-France, il a bénéficié, à sa demande, de l'article 10 alinéa 6 de la loi 2002-1062 du 6 août 2002. Cette disposition permet au Président de la République d’amnistier les personnes ayant rendu des services sur les plans humanitaire, culturel, scientifique, économique ou sportif.
Guy Drut s’est déclaré « satisfait ». Il a précisé qu’il allait pouvoir rester membre du Comité international olympique, le CIO.
Il faut préciser, à toutes fins utiles, que, si le RPR a été le coordonnateur du dispositif, la quasi-totalité des partis politiques représentés au Conseil régional d’Île-de-France a également bénéficié des « collectes » effectuées auprès des entreprises titulaires de ces marchés.
On peut tirer de cette annonce présidentielle deux enseignements :
1° C’est la fin d’une époque (du moins faut-il l’espérer) ;
2° Il vaut mieux être « riche et bien portant que pauvre et malade » ; en d’autres termes, si l’on est condamné pour un délit, il vaut mieux avoir des titres à faire valoir et des amis "haut placés". Sors-moi de là, je suis une célébrité, a sans doute déclaré Guy Drut à son ami Jacques Chirac. Et ça a marché ...
Cyrille Emery
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