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août 2007

8e Vélofolies de Sénart

La ville nouvelle propose de prolonger les vacances le temps d'un week-end et faire découvrir son
patrimoine, en famille et à vélo. Avec 75 % d’espaces verts, 180 km de pistes cyclables et un développement prioritaire des liaisons douces, Sénart et ses communes invitent donc tous les amateurs de nature et de sport à participer à cette fête créée en 1997 par le SAN, les communes et les clubs de cyclotourisme de Sénart et qui attire tous les deux ans des milliers de Sénartais.
http://www.senart.com/web/31659.htm

L'île de La Réunion veut se mettre au vélo

Avec une population qui a explosé en vingt ans, les habitants de La réunion se trouvent confrontés aux bouchons et difficultés de circulation que connaissent les citadins de la métropole.
Plusieurs projets d¹équipements cyclables ont également été annoncés par des communes, La Plaine des Palmistes, Saint-Pierre... Et la Région Réunion La Région Réunion pilote l'étude et la réalisation d'une piste cyclable en site propre tout autour de l'île.
Autre initiative d'un tout autre genre, une association (Trans'Port Vélo Cville), au Port, met ou remet en selle les femmes qui ne savent plus faire de vélo (Daniel Radcliffe n'est pas le seul).

A vélo au travail !

Veloboulotge Pour booster ses bonnes résolutions de rentrée, pourquoi ne pas aller au travail à vélo ? C'est ce que propose la Fubicy, la fédération des associations d'usagers de la bicyclette (140 associations locales), à l'occasion de la Semaine européenne de la mobilité, du 16 au 22 septembre prochain. Aucun cadre n'est imposé, chacun est libre de monter son opération dans son entreprise en s'associant avec des collègues pour s'engager à aller au travail à vélo durant plusieurs jours.
Les arguments pour convaincre les collègues ne manquent pas. C'est d'abord bien pour sa santé, pour la planète, pour son porte-monnaie, et en plus c'est souvent plus rapide.
Inscription, idées, modalités :
www.bougezautrement.gouv.fr ou www.fubicy.org

Une délégation londonienne se rend à Paris pour étudier Vélib'

Une délégation londonienne menée par Jenny Jones, élue du Grand Londres et conseillère du maire de Londres Ken Livingstone, se rend à Paris vendredi pour étudier le système de location de vélos en libre-service Vélib', annonce mercredi la mairie de Paris.
Ken Livingstone a demandé à la direction des Transports de Londres d'étudier le dispositif parisien et de faire des propositions adéquates pour la capitale britannique. "Je suis convaincu qu'il y a beaucoup à apprendre de cette expérience parisienne", a-t-il récemment déclaré après avoir vu le système Vélib' à Paris fin juillet à la fin du Tour de France.
Mme Jones, précise la mairie, doit rencontrer Anne Hidalgo, première adjointe du maire de Paris Bertrand Delanoë, "afin d'étudier et de tester le système Vélib'dans la perspective de son installation à Londres".

Vélib' a franchi le cap des 2 millions de locations

Le système parisien de location de vélos en libre service lancé par la Ville de Paris et géré par SOMUPI (filiale de JCDecaux à 66% et de Médias et Régies Europe - groupe Publicis - à 34%) a dépassé le cap des deux millions de locations en 39 jours.
Ce système, lancé le 15 juillet dans la capitale, enregistre entre 50.OOO et 70.000 locations chaque jour en moyenne, précise le communiqué. Un record a été enregistré le samedi 4 août avec plus de 97.000 utilisations.
Après plus d'un mois, 53.000 abonnements annuels ont été souscrits, la moitié des abonnés longue durée utilisant leur passe Navigo (carte à puce permettant de charger les abonnements de transports en commun parisiens).
Actuellement, 83% des utilisateurs prennent des formules 1 ou 7 jours, et 17% ont souscrit des abonnements annuels.
Les vélos en libre service parcourent chaque jour des trajets de 22 minutes en moyenne, et au total plus de 100.000 km, souligne le communiqué de la mairie de Paris et de JC Decaux. Depuis leur lancement le 15 juillet, les Vélib' ont réalisé "près de 4 millions de kilomètres (100 fois le tour de la terre)", ajoute-t-il.
Le déploiement de stations et de vélos se poursuit depuis le 15 juillet avec pour objectif 1.000 stations courant septembre, "ce qui permettra de compléter le maillage et de mettre à disposition une station tous les 300 mètres d'ici la fin de l'année". Fin 2007, le nombre de stations (actuellement 800) doit passer à 1.451 avec 20.600 vélos.

Mettre son vélo à bord des trains: bientôt la fin du casse-tête?

Voici un papier AFP intéressant signé Julie Charpentrat qui cite notamment la Fubicy :

Horaires mal adaptés, correspondances à rallonge, emplacements limités: prendre le train avec sa bicyclette relève bien souvent du casse-tête, mais selon la SNCF, la situation s'améliore, à l'image du TGV Est inauguré en juin, dont toutes les rames acceptent les vélos.
En France, explique la compagnie ferroviaire, on peut faire voyager sa bicyclette dans tous les trains, à condition... de la démonter et de la placer dans une housse.
Pour circuler avec son vélo non démonté, c'est plus compliqué: environ 60% des trains sont équipés pour les accueillir, selon Gilles Durantet, de la mission Vélo à la SNCF.
Sur les TGV et Corail Téoz (rénovés), il faut réserver son emplacement et débourser dix euros, un service disponible seulement aux guichets et non sur internet.
Dans les TGV vers l'ouest de la France qui n'ont pas été encore rénovés et dans les TGV Duplex (à deux étages), pas de possibilité de caser son vélo. Sur la plupart des TER, le transport est interdit aux heures de pointe.

Trop de contraintes, pas assez de trains, protestent les associations de cyclistes, comme la Fédération des usagers de la bicyclette (Fubicy), qui dénoncent aussi le manque de souplesse dans les horaires.
Ainsi, un Paris-Rennes en TGV se fait normalement en deux heures. Mais avec un vélo, le trajet vous en prendra quatre: en empruntant par exemple le TER de 9H30 jusqu'au Mans, où l'on arrive à 11H48, il faut ensuite embarquer dans le TGV de 12H10. Heure d'arrivée ... 13H27.
"C'est un encouragement à utiliser la voiture au détriment des transports écologiques que sont le train et le vélo", estime un collectif d'associations européennes de cyclistes, qui réclame que les Thalys acceptent les vélos à partir de 2008, à l'occasion de la rénovation des rames.
Une possibilité qui n'était pas prévue au départ mais qui est désormais "très sérieusement à l'étude", explique une porte-parole de l'entreprise détenue par la SNCF, les chemins de fer belges et allemands.

A la SNCF, "depuis sept, huit ans, l'offre vélo+train est en pleine croissance (...) au fur et à mesure des programmes de rénovation des trains grandes lignes" décidée à la fin des années 90, explique M. Durantet. "A l'horizon 2010, 83% des TGV seront accessibles aux vélos", assure-t-il
Selon la SNCF, la demande suit: en 2006, 19.824 réservations vélos ont été effectuées contre 13.268 en 2005, soit une hausse de 49%, qui n'est due, selon la compagnie nationale, qu'en partie à l'augmentation de l'offre.

Chez le constructeur Alstom, on estime aussi que le début des années 2000 a marqué un "tournant": la demande d'espaces-vélos "devient quasi-systématique de la part de nos clients", note Carole Vannier, responsable du design des trains.
Toutefois, avec l'explosion du trafic des Trains Express Régionaux (TER), l'accueil des vélos est forcément limité, souligne la SNCF.
Le train "n'a pas vocation à transporter les vélos" sinon pour "les dessertes loisirs" le week-end par exemple, car cela pose un problème pour la régularité et le confort des passagers, explique un porte-parole du réseau SNCF Ile-de-France.
"On encourage la multimodalité (plusieurs types de transports combinés, NDLR) et les transports doux en encourageant les gens à laisser leur vélo à la gare", ajoute-t-il.

Vélo sans frontière entre France et Allemagne

Vélo Sans Frontière réunira les cyclistes rhénans le 9 septembre dans la vallée franco-allemande de la Lauter, à partir de 10 h près du pont qui sépare la commune de Scheibenhardt (Allemagne) de sa voisine de Scheibenhard (France). Le parcours de 60 km (voir programme) réunit les trois composantes du territoire coordonné par le groupement local de coopération transfrontalière Pamina. Autour de Karlsruhe où la Lauter se jette dans le Rhin, Pamina fédère le sud de la Rhénanie-Palatinat, le Nord de l’Alsace et l’Ouest du Bade Wurtemberg. La bonne desserte ferroviaire de la vallée permet aux cyclistes de combiner train et vélo, en rejoignant l’itinéraire cyclable transfrontalier à partir des gares de Hinterweidenthal, Dahn, Wissembourg, Schweighofen et Lauterbourg. Cette manifestation coïncide avec la fin des grandes vacances, de part et d’autre de la frontière.

Laurent Miguet

A vélo au-dessus du Doubs

La communauté d’agglomération du Grand Besançon lance fin août un appel d’offres en lot unique pour la construction de la passerelle de La Malate, dans le quartier des Prés de Vaux.

Longtemps suspendu à l’implantation d’un stade d’eaux vives pour la compétition, refusé par la fédération nationale de canoë-kayak, le projet de relier les deux rives du Doubs deviendra réalité début 2009. D’une longueur de 400 mètres, l’ouvrage entièrement métallique s’appuiera sur les trois piles du barrage, un mètre au-dessus de la cote de la crue centennale. Une quatrième pile sera construite sur l’autre rive. Les rampes d’accès d’une faible déclivité pour les cyclistes et les handicapés contournent l’écluse d’un côté, et rejoignent la véloroute Nantes Budapest de l’autre. L’architecte paysagagiste lyonnais Soberco signe cet ouvrage, avec le bureau d’études dolois PMM et Pascal Reilé (Ornans).

Le modèle français de vélo en libre-service s’exporte

A l'étranger, JCDecaux, déjà présent à Bruxelles, vient de démarrer un système de vélos en libre service à Séville et prévoit en France d'équiper Mulhouse, Besançon, Marseille et Toulouse. Le maire de Londres Ken Livingstone envisage aussi un système type Vélib' dans sa ville.

Paris en pince pour Vélib’

En vacances durant l’évènement de l’année pour les passionnés de la petite reine, voici donc un bilan près d'un mois après le lancement à Paris de Vélib' en compagnie de Rémi Pheulpin, directeur général Recherche, Production et Opérations JCDecaux, société qui gère le réseau de vélos en libre service. "On a démarré beaucoup plus fort qu'à Lyon (ndlr : Vélo'V de Lyon, également géré par JCDecaux, a été lancé en mai 2005), pas seulement parce que le dispositif parisien est beaucoup plus important (750 stations contre 45 à Lyon au démarrage). Chaque vélo parisien tourne deux fois plus qu'un vélo lyonnais. On s'est tout de suite installés à un régime de fonctionnement assez élevé", déclare-t-il. A Paris, "on a une moyenne journalière de 70.000 utilisations. On est déjà au niveau du tramway," se félicite M. Pheulpin. Pour l'heure, 86% des utilisations se font à travers d'abonnements courte durée souligne le responsable, qui "pense qu'à la rentrée, les abonnements longue durée (plus simples d'utilisation) augmenteront considérablement" car "on va probablement basculer d'une utilisation relativement ludique à une utilisation dans un cadre professionnel ou étudiant". Sur 800 stations ouvertes à Paris, les plus fréquentées sont celle de la Bastille (angle du boulevard Richard Lenoir), suivie par celles du centre : Hôtel de Ville, Châtelet, rue Lobau. Des problèmes de régulation sont surtout enregistrés dans les XIème, XIIème et XVème arrondissements, les bornes étant saturées le soir. La société va en conséquence "réajuster la taille de certaines stations en termes de points d'attache, ou en les dédoublant".

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A vélo !

  • A propos de ce blog

    Ce Moniblog, animé conjointement par la Fubicy (Fédération des associations d’usagers de la bicyclette) et des journalistes (cyclistes) du Moniteur souhaite ouvrir le débat sur les aménagements cyclables en ville (piste cyclable, bande cyclable, rue mixte à trafic auto réduit…).
  • A propos des auteurs :

    Bernadette Humeau est membre du comité directeur de la Fubicy, la fédération des associations d’usagers de la bicyclette, qui regroupe 140 d’entre elles en France. Journaliste free-lance, elle s’intéresse aussi en sociologue à la mobilité quotidienne. Laurent Miguet est chef de service au Moniteur, responsable de la région Est. Jean-Philippe Defawe est rédacteur en chef du Moniteur-expert.com

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